Le risque de conformité est l’une des préoccupations majeures du secteur bancaire. Le non-respect des règles peut avoir un impact sur la réputation de la marque et entraîner une diminution de sa clientèle. Un manque de diligence raisonnable dans les transactions et la surveillance des clients peut entraîner la banque dans des procédures judiciaires coûteuses et longues.
En mars 2019, les noms de trois grandes banques belges (ING Belgique, KBC et BNP Paribas Fortis) ont été impliqués dans des allégations de blanchiment d’argent sale russe. L’OCCRP, géré par le Journalism Development Network, a révélé des informations sur ce scandale et bien d’autres. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le montant d’argent blanchi dans le monde chaque année représente 2 à 5 % du PIB mondial, soit près de 2 000 milliards de dollars américains.
Quel est le cadre des normes de Bâle pour les banques et les institutions financières ?
Bâle est un « ensemble de mesures convenues au niveau international, élaboré par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire en réponse à la crise financière de 2007-2009 ». Dans les États membres de l’Union européenne, les normes de Bâle ont été mises en œuvre avec le « paquet CRD-IV » (directive et règlement sur les exigences de fonds propres). En décembre 2017, le Parlement européen et le Conseil ont proposé des amendements au paquet CRD-IV actuel, afin de mettre en œuvre les normes réglementaires les plus récentes pour les banques, telles que prévues dans Bâle III. La portée d’un cadre réglementaire avancé est de protéger le secteur bancaire d’une récession qui aurait un impact sur le reste du système financier et l’économie réelle.
Bâle est un « ensemble de mesures convenues au niveau international, élaboré par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire en réponse à la crise financière de 2007-2009 ». Dans les États membres de l’Union européenne, les normes de Bâle ont été mises en œuvre avec le « paquet CRD-IV » (directive et règlement sur les exigences de fonds propres). En décembre 2018, le Parlement européen et le Conseil ont proposé des amendements au paquet CRD-IV actuel, afin de mettre en œuvre les normes réglementaires les plus récentes pour les banques, telles que prévues dans Bâle III. La portée d’un cadre réglementaire avancé est de protéger le secteur bancaire d’une récession qui aurait un impact sur le reste du système financier et l’économie réelle. Le Bâle III : Finalisation de la réforme post-crise devait être mis en œuvre le 1er janvier 2023, mais les États membres de l’UE ont convenu de reporter sa mise en œuvre au 25 janvier. Ce report a été justifié par les retombées économiques de la COVID-19.

En Belgique, la loi du 25 avril 2014 constitue la base des obligations de conformité des banques, des établissements de crédit, des institutions financières, etc. La loi du 25 avril 2014 a été révisée par la loi du 26 novembre 2021 pour transposer la directive européenne 2019/2162. Comme pour les compagnies d’assurance, dans le secteur bancaire, l’indépendance des fonctions de contrôle est très importante. Les établissements bancaires doivent disposer d’une fonction de conformité indépendante pour garantir la conformité de la banque et des membres de sa direction générale, de ses employés, de ses représentants et de ses agents liés au cadre réglementaire applicable en matière d’intégrité et de conduite.
💰 Quelles sont les exigences réglementaires de conformité dans le secteur bancaire ?
Les secteurs bancaires sont confrontés à des exigences réglementaires et à des défis de conformité tels que : ”¢ L’évolution constante des réglementations aux niveaux international et européen. ”¢ La gestion des risques. ”¢ Le blanchiment d’argent. ”¢ Le reporting : un reporting approprié est un processus exigeant pour les banques qui opèrent dans différentes juridictions. ”¢ Les exigences du RGPD. Les banques traitant de grandes quantités d’informations personnelles, le stockage et la gestion des données restent un projet de conformité important.
Les secteurs bancaires sont confrontés à des exigences réglementaires et à des défis de conformité tels que :
L’évolution constante des réglementations aux niveaux international et européen. La fonction de conformité devient plus exigeante. Les petites banques dotées de services de conformité faibles jusqu’à présent doivent renforcer le nombre de leurs professionnels, leurs outils informatiques et leur compétence professionnelle.
La gestion des risques. Bâle III accroît la pression sur la détection, la mesure et le reporting appropriés des risques. Les risques émergents constituent une menace constante. Les fonctions de risque dans les banques doivent changer leur mode de fonctionnement, favoriser l’innovation et devenir plus rentables.
Le blanchiment d’argent. Des scandales ont récemment fait surface et d’importantes sommes d’argent ont été blanchies via des banques européennes. Même si elles n’ont pas connaissance du blanchiment d’argent, les banques restent responsables.
En 2016, la Banque centrale européenne (BCE) a révoqué la licence de Trasta Komercbanka parce que la banque avait violé de différentes manières les dispositions relatives au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme. La banque était impliquée dans ce que l’on appelle la « Russian Laundromat », un système international de blanchiment d’argent. Dans le même scandale, Deutsche Bank était également impliquée. L’OCCRP a récemment publié que l’enquête interne de la banque a révélé qu’elle pourrait encourir des sanctions pour non-respect des lois AML et que sa direction générale pourrait risquer des poursuites. Le document indique que la banque ignorait qu’elle transférait des milliards provenant d’activités illicites.
Le reporting : un reporting approprié est un processus exigeant pour les banques qui opèrent dans différentes juridictions. Chaque juridiction a des normes de reporting différentes, ce qui rend les projets de reporting plus complexes.
Les exigences du RGPD. Les banques traitant de grandes quantités d’informations personnelles, le stockage et la gestion des données restent un projet de conformité important. Certaines banques tentent de tirer parti du RGPD en promouvant leur conformité à la réglementation, renforçant ainsi la confiance et l’engagement des clients.
La conformité est devenue une activité essentielle pour les banques. Les banques devraient adopter une approche descendante en matière de conformité. La haute direction doit être un modèle pour le personnel et les fonctions de l’entité. Des formations et un dialogue ouvert entre les professionnels de niveau C et les autres membres du personnel doivent avoir lieu fréquemment pour assurer une intégration harmonieuse des changements dans le cadre de conformité.






