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Éthique & conformité

Éthique & conformité -
ce qu'un dispositif défendable exige vraiment

L'éthique se décrète, la conformité se démontre. Voici ce qu'un dispositif éthique & conformité doit contenir pour tenir face à la NBB, la CSSF et la FSMA - et comment des praticiens seniors le construisent.

Définition

Éthique et conformité : deux disciplines, un seul objectif

L'éthique est l'ensemble des principes moraux et des standards de conduite qui guident les décisions, les choix et les actions. La conformité est le respect des lois, règlements, règles et politiques. Les deux disciplines sont complémentaires : la conformité dit ce que la loi exige, l'éthique dit ce que l'entreprise défend. Une fonction sans l'autre est soit aveugle, soit inopérante.

Les fondations éthiques

Code de conduite, gestion des conflits d'intérêts, engagements ESG, culture du signalement (whistleblowing).

La conformité légale et réglementaire

Évaluation des risques, politiques et procédures, contrôles, formation, surveillance et reporting.

Cette distinction a une conséquence pratique en Belgique : les superviseurs ne contrôlent pas l'éthique en tant que telle, ils contrôlent si le dispositif, les contrôles et la documentation démontrent que les risques sont identifiés, maîtrisés et surveillés. Un code de conduite que personne ne fait respecter, ou une formation sans évaluation, est un écart de conformité - pas un programme éthique.

Dispositif

Les piliers d'un dispositif éthique & conformité

01

Tone at the top

Le conseil et la direction donnent le standard. En pratique : une charte éthique & conformité approuvée au plus haut niveau et une répartition claire des responsabilités.

02

Code de conduite

Un document reflétant l'ADN de l'entreprise, ses valeurs et ses engagements : intégrité, protection des personnes et des actifs, transparence, prévention de la fraude et des conflits d'intérêts.

03

Gestion des conflits d'intérêts

Politiques, procédures et contrôles pour identifier, déclarer, gérer et résoudre les conflits - y compris un registre des conflits.

04

Politiques et procédures basées sur les risques

Acceptation des clients, KYC/KYB et due diligence renforcée, screening des partenaires, conservation des données, déclaration à la cellule de renseignement financier (CTIF-CFI en Belgique).

05

Trois lignes de défense

Les métiers portent les risques, la fonction conformité (AMLCO, compliance officer) surveille, l'audit interne apporte l'assurance indépendante.

06

Formation et sensibilisation

Obligatoire pour tout le personnel concerné, avec évaluation individuelle - pas une simple présence.

07

Surveillance, reporting et amélioration continue

Rapports d'activité, analyse des écarts, plans de remédiation, et une veille réglementaire pour anticiper les changements (voir AMLR 2027).

Belgique & UE

Ce que les régulateurs belges attendent

Les institutions supervisées par la NBB (banques, établissements de paiement et de monnaie électronique, assureurs, gestionnaires d'actifs) et la FSMA (marchés, distribution) doivent répondre aux attentes prudentielles en matière de gouvernance, de LBC/FT et de résilience opérationnelle. Les entités établies au Luxembourg relèvent de la CSSF, avec la même substance.

Depuis la loi du 18 septembre 2017, les experts-comptables, conseils fiscaux, notaires, huissiers, agents immobiliers, réviseurs et autres professions désignées sont des entités assujetties au régime LBC/FT, avec des obligations directes : due diligence clients, identification des bénéficiaires effectifs, déclaration à la CTIF-CFI et désignation d'un compliance officer.

Le règlement (UE) 2024/1624 (AMLR) s'appliquera directement le 10 juillet 2027 et la directive (UE) 2024/1640 (AMLD6) doit être transposée à la même date, sous la supervision de la nouvelle autorité européenne AMLA. Le paquet élargit le périmètre à de nouvelles entités assujetties - plateformes de financement participatif, négociants de biens de luxe, et à partir du 10 juillet 2029 les clubs de football professionnels, leurs sociétés holding et leurs agents - et introduit une double fonction : compliance manager pour les institutions financières, compliance officer pour les autres entités assujetties.

La Belgique fait l'objet d'un suivi renforcé au GAFI. En pratique : intensification des contrôles des experts-comptables, réviseurs et autres entités assujetties non financières. L'écart entre ce que la loi exige et ce que de nombreuses firmes documentent réellement devient le principal déclencheur d'inspection.

Le whistleblowing (loi du 28 novembre 2022, canaux obligatoires pour les entités privées de 50+ travailleurs), les sanctions et le gel des avoirs (régimes UE et ONU) et, pour le secteur financier, DORA (applicable depuis le 17 janvier 2025) et MiCA (application progressive depuis décembre 2024) redessinent la carte des risques autour de la fonction conformité.

Analyse d'écarts

Les écarts récurrents constatés en gap analysis

Sur la base de nos analyses d'écarts dans des entités belges et luxembourgeoises, les faiblesses récurrentes sont :

Évaluation des risques pas assez granulaire (par produit, canal, type de client, géographie) ou pas mise à jour.

Code de conduite générique, non adapté aux activités de l'entreprise.

Pas de registre des conflits d'intérêts, ou registre vide.

Formation dispensée sans évaluation individuelle ni documentation.

Screening effectué sans piste d'audit (aucune preuve de ce qui a été vérifié, quand, et pourquoi un hit a été levé).

AMLCO ou compliance officer porte seul la charge, sans gouvernance autour de la fonction.

Pas de veille réglementaire : l'entité découvre ses nouvelles obligations après l'échéance.

Différence Pideeco

Expertise et outils : la différence Pideeco

Un dispositif ne vaut que par les personnes qui le portent et les systèmes qui le documentent. Pideeco combine une équipe de conseil senior avec des outils propriétaires :

Différence Pideeco

Des praticiens seniors, pas une usine à livrables

Les missions sont portées par des consultants ayant une expérience opérationnelle au sein d'institutions financières européennes - ceux qui conçoivent le dispositif restent responsables jusqu'à la mise en œuvre.

Conception experte, praticiens responsables, exécution documentée, mise à jour continue : c'est ce qui rend un dispositif éthique & conformité défendable en pratique.

FAQ

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre éthique et conformité ?+
L'éthique est l'ensemble des principes moraux et des standards de conduite qui guident les décisions et les actions. La conformité est le respect des lois, règlements, règles et politiques. L'éthique dit ce que l'entreprise défend, la conformité dit ce que la loi exige.
Que comprend un dispositif éthique & conformité ?+
Un code de conduite, la gestion des conflits d'intérêts, des politiques et procédures basées sur les risques (KYC/KYB, screening, reporting), une organisation en trois lignes de défense, une formation avec évaluation et un suivi documenté.
Qui doit mettre en place un programme éthique & conformité en Belgique ?+
Les institutions financières supervisées par la NBB, la FSMA ou la CSSF, et les entités assujetties non financières au titre de la loi du 18 septembre 2017 (experts-comptables, conseils fiscaux, notaires, agents immobiliers et autres professions désignées). Le paquet AML européen élargit ce périmètre dès le 10 juillet 2027, et au football professionnel à partir du 10 juillet 2029.
Quelles sont les conséquences d'une non-conformité en Belgique ?+
Des sanctions administratives et pénales, des déclarations à la CTIF-CFI, des dommages réputationnels et un contrôle renforcé dans le cadre du suivi GAFI. Des faiblesses structurelles du dispositif interne peuvent même être utilisées pour démontrer l'intention pénale dans les dossiers d'exécution.
Comment Pideeco peut-il aider ?+
Pideeco est un cabinet bruxellois dont l'activité est encadrée sous supervision NBB, CSSF et AMF. Des praticiens seniors conçoivent et déploient des dispositifs éthique & conformité, dispensent formations certifiées et outils propriétaires, et maintiennent les institutions à jour via RegWatch.

Prochaine étape

Testez votre dispositif
face aux attentes des superviseurs

Commencez par une analyse d'écarts : une journée, un rapport documenté, une feuille de route de remédiation.