FATFBelgiumAMLDue DiligenceTerrorism FinancingKnow your CustomerSanctionsTransaction MonitoringAnti Money LaunderingVirtual Assets

GAFI : ce que l'évaluation mutuelle change pour la Belgique

Évaluation mutuelle du GAFI 2025 : 13 conformes, 20 largement conformes, 1 non conforme. Lacunes, suivi renforcé et contrôles attendus des entités assujetties.

Camille Crouzet16 octobre 202614 min de lecture19

La Belgique a réalisé des progrès importants dans le renforcement de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LAB/CFT). Toutefois, l'évaluation mutuelle de la Belgique 2025 du Groupe d'action financière (GAFI), publiée le 16 décembre 2025, met en évidence un écart persistant entre le cadre réglementaire du pays et son efficacité en pratique. Bien que de nombreuses lois et mécanismes de supervision nécessaires soient en place, des faiblesses demeurent dans les enquêtes, la supervision, le renseignement financier et la fiabilité de certaines données clés.

Pour les établissements financiers et les autres entités assujetties, le rapport fournit une indication importante des domaines qui appellent une attention particulière. Il souligne la nécessité non seulement de se conformer aux exigences LAB/CFT existantes, mais aussi de démontrer que les contrôles identifient, évaluent et atténuent effectivement les risques.

Quelle est l'efficacité du dispositif LAB/CFT belge aujourd'hui ?

Le GAFI reconnaît que la Belgique a renforcé son dispositif LAB/CFT grâce aux réformes introduites depuis la précédente évaluation. La conformité technique du pays aux Recommandations du GAFI est largement alignée, ce qui reflète l'existence d'une structure juridique et institutionnelle étendue pour combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

undraw_action-required_pplo



Néanmoins, le rapport identifie d'importantes lacunes dans l'efficacité de la mise en œuvre. En particulier, les ressources limitées disponibles pour les autorités répressives et judiciaires continuent d'affecter l'enquête et les poursuites en matière de criminalité financière. Ces contraintes peuvent freiner la conversion du renseignement financier en enquêtes, poursuites et confiscations.

La Belgique a dès lors été placée en suivi renforcé, ce qui signifie qu'elle doit rendre compte au GAFI des progrès accomplis pour remédier aux lacunes identifiées dans l'évaluation. Selon la page pays du GAFI consacrée à la Belgique, le pays dispose d'une feuille de route d'actions recommandées à achever dans un délai de trois ans : donner aux autorités répressives et judiciaires les ressources et outils technologiques nécessaires pour enquêter et poursuivre la criminalité financière, adopter une approche stratégique de ses principaux risques de blanchiment et de financement du terrorisme, et cibler les réseaux criminels transnationaux. Cet horizon de trois ans constitue le point de référence auquel les autorités belges, les superviseurs et les entités assujetties peuvent caler leur propre travail de remédiation.

Sur le plan technique, la Belgique reste largement alignée sur les Recommandations du GAFI : 13 sont notées conformes, 20 largement conformes, 6 partiellement conformes et 1 non conforme. La seule notation non conforme concerne les nouvelles technologies, et la Recommandation 15 en particulier, qui couvre les actifs virtuels et les prestataires qui les servent. Les mesures notées en deçà de la pleine conformité se regroupent autour de la transparence de la propriété effective et de la coopération nationale. Une vue consolidée des notations de la Belgique est disponible sur la page pays du GAFI.

Le défi central n'est plus simplement d'établir un cadre réglementaire approprié, mais de démontrer qu'il produit des résultats tangibles.

Quels sont les principaux risques de blanchiment et de financement du terrorisme auxquels la Belgique est confrontée ?

L'évaluation identifie plusieurs menaces persistantes de blanchiment, notamment le trafic de stupéfiants, l'activité criminelle basée sur les espèces, la fraude sociale et fiscale, d'autres formes de fraude et la criminalité organisée. L'évaluation souligne également à quel point ces activités sont interconnectées, y compris les liens entre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Les produits du crime peuvent être déplacés par des transactions en espèces, dissimulés via des entités juridiques ou combinés à des revenus d'activités économiques apparemment légitimes. Des blanchisseurs professionnels peuvent en outre faciliter ces schémas en aidant les réseaux criminels à obscurcir l'origine et la propriété de leurs fonds.

Les actifs virtuels et les services associés présentent également des risques évolutifs. Leur nature transfrontalière et la vitesse à laquelle les transactions peuvent s'effectuer créent des défis pour identifier l'activité suspecte et établir l'origine et la destination des fonds.

Au moment de sa visite sur place en janvier et février 2025, le GAFI a constaté qu'aucune autorité n'avait été désignée pour agréer et superviser les prestataires de services sur actifs virtuels, laissant un secteur à haut risque sans la surveillance qu'exigent les normes du GAFI. Ce constat reflète la situation pendant la période d'évaluation. Le cadre a depuis évolué.

Le règlement sur les marchés de crypto-actifs (MiCA) s'applique aux prestataires de services sur crypto-actifs depuis le 30 décembre 2024, et la loi belge du 11 décembre 2025 mettant en œuvre MiCA et le règlement sur le transfert de fonds est entrée en vigueur le 3 janvier 2026, avec une supervision répartie entre la FSMA, responsable des prestataires de services sur crypto-actifs, des offres au public et des abus de marché, la Banque nationale de Belgique pour l'émission de jetons se référant à des actifs et de jetons de monnaie électronique, et le SPF Économie pour certains aspects des jetons de monnaie électronique. Les institutions actives dans ce domaine devraient évaluer leurs dispositifs au regard du cadre actuel plutôt que de la situation consignée dans le rapport.

undraw_crypto-portfolio_mf2i

Le rapport identifie également deux canaux moins visibles. La hawala et d'autres systèmes informels de transfert de valeur sont des domaines dans lesquels la détection de l'activité illicite reste limitée, en partie parce que les flux concernés ne passent pas toujours par des institutions supervisées. Parmi les secteurs non financiers, les diamantaires sont mis en avant comme une activité à haut risque pour laquelle les ressources de supervision, et donc la couverture des inspections, restent insuffisantes. Les entités assujetties ayant des contreparties dans l'un ou l'autre de ces domaines ont une raison directe d'examiner plus attentivement ces relations d'affaires et les paiements qui y sont associés.

S'agissant du financement du terrorisme, le GAFI attire l'attention sur les risques liés à des personnes associées au terrorisme, y compris les combattants terroristes étrangers et les individus radicalisés. Le financement peut impliquer des montants relativement faibles, du microfinancement ou des fonds provenant de sources légitimes. Cela renforce l'importance de contrôles capables de détecter des schémas d'activité suspecte plutôt que de s'appuyer exclusivement sur la taille des transactions ou sur l'apparente légitimité des revenus d'un client.

Pour un contexte supplémentaire, la Cellule de traitement des informations financières belge, CTIF-CFI, publie des informations sur les typologies de blanchiment et de financement du terrorisme, les indicateurs de risque et le reporting. Ces matériaux peuvent aider les institutions à évaluer comment les risques identifiés au niveau national se rapportent à leurs propres activités.

Où le système LAB/CFT belge présente-t-il encore des lacunes ?

L'une des principales préoccupations du rapport porte sur l'efficacité de la supervision et de l'application. Bien que la Banque nationale de Belgique (BNB) et l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA) aient développé des approches de supervision fondée sur les risques, le GAFI identifie des domaines dans lesquels la couverture, la fréquence et l'efficacité de la supervision pourraient être améliorées. Certains établissements de paiement et de monnaie électronique, ainsi que certaines entités supervisées par la FSMA, appellent une attention particulière. Les institutions de ces catégories devraient lire les constats de supervision comme s'adressant à elles plutôt qu'au seul secteur bancaire.

Les orientations de la BNB sur ses pouvoirs et sa politique de supervision LAB/CFT expliquent le rôle de la Banque dans le suivi de la conformité, la supervision sur pièces et sur place, et l'imposition de sanctions administratives le cas échéant. Les ressources LAB/CFT de la FSMA fournissent des informations complémentaires sur les exigences applicables aux entités placées sous sa supervision.

L'évaluation souligne également les limites de l'effet dissuasif des sanctions. Lorsque les sanctions sont limitées ou que leur publication est restreinte, leur capacité à encourager la conformité dans l'ensemble du secteur peut s'en trouver affaiblie.

Un autre enjeu important concerne la qualité et la rapidité des déclarations d'opérations suspectes. Si le cadre de déclaration est généralement considéré comme satisfaisant pour les établissements de crédit, des retards et des lacunes dans la qualité des déclarations restent des axes d'amélioration. Le renseignement financier n'est utile que dans la mesure des informations fournies, ce qui rend essentielles des déclarations exactes, opportunes et suffisamment détaillées. Les orientations de la CTIF-CFI sur les obligations des entités déclarantes décrivent les responsabilités pertinentes, y compris les contrôles internes, la vigilance continue et la déclaration des soupçons.

Les faiblesses de notation identifiées dans le rapport concernent les nouvelles technologies, la transparence de la propriété effective et la coopération nationale, et expliquent pourquoi la Belgique reste en suivi renforcé.

Le GAFI identifie également des faiblesses dans la fiabilité des informations sur la propriété effective. Bien que les taux d'inscription au registre belge des bénéficiaires effectifs (UBO) soient élevés, l'absence de vérification systématique a affecté l'exactitude et l'actualité des informations enregistrées. Les sociétés-écrans, les entités dormantes et les administrateurs ou actionnaires nominees peuvent encore compliquer les efforts visant à établir qui détient ou contrôle in fine une entreprise.

Les autorités belges fournissent des informations pratiques sur l'inscription et la mise à jour des informations sur la propriété effective. Pour les entités assujetties, toutefois, la consultation du registre doit s'inscrire dans un processus de vérification plus large plutôt que de remplacer automatiquement leur propre diligence à l'égard de la clientèle.

undraw_searching-everywhere_tffi

Enfin, le rapport souligne la nécessité de renforcer la mise en œuvre des sanctions financières ciblées et des contrôles relatifs au financement du terrorisme et au financement de la prolifération. La Commission européenne tient à jour un aperçu des sanctions de l'UE et des ressources associées, y compris la liste consolidée des personnes, groupes et organisations soumis à des sanctions financières de l'UE. Ces ressources officielles peuvent aider les institutions à maintenir des dispositifs de filtrage appropriés, parallèlement à leurs exigences juridiques et prudentielles applicables.

Qu'attend le GAFI du secteur privé en pratique ?

Bien que l'évaluation mutuelle porte sur le système national LAB/CFT de la Belgique plutôt que de créer un nouvel ensemble d'obligations directes pour chaque institution, ses constats indiquent où les entités assujetties devraient examiner leurs dispositifs existants. Trois attentes traversent le rapport.

La première concerne l'évaluation des risques : les constats nationaux sur le trafic de stupéfiants, l'activité basée sur les espèces, la fraude, le blanchiment professionnel et les actifs virtuels ne deviennent opérationnels pour une institution que lorsqu'ils sont traduits dans sa propre évaluation des clients, produits, services, canaux de distribution et exposition géographique.
La deuxième concerne le reporting : le GAFI note des lacunes dans la qualité et la rapidité des déclarations d'opérations suspectes, un constat qui porte sur les informations fournies par les institutions plutôt que sur l'analyse qui en est faite, et qui ne peut être traité qu'en amont, dans la détection et la documentation du soupçon.
La troisième concerne l'efficacité démontrée : les constats de supervision en Belgique portent de plus en plus sur la preuve que les contrôles fonctionnent comme prévu, ce qui place les tests, l'assurance qualité, l'information de gestion et les décisions documentées au centre de l'exercice plutôt que les seuls documents de politique. Les sections ci-dessous examinent chacun de ces domaines et les exigences qui s'y appliquent en Belgique.

Les institutions doivent-elles réévaluer leurs évaluations des risques de blanchiment et de financement du terrorisme ?

Les institutions devraient s'assurer que leurs évaluations des risques reflètent les menaces identifiées dans le rapport, y compris la criminalité organisée, l'activité basée sur les espèces, la fraude, la corruption, les transactions transfrontalières et les actifs virtuels lorsqu'ils sont pertinents pour leur modèle d'affaires. Les risques devraient être évalués au regard des clients, produits, services, canaux de distribution et exposition géographique de l'institution. L'évaluation devrait également être mise à jour lorsque des changements matériels surviennent.

Le droit européen donne un calendrier à ce travail. Le règlement (UE) 2024/1624, le nouveau règlement antiblanchiment qui fait partie du paquet antiblanchiment de l'UE de 2024, s'applique à partir du 10 juillet 2027 et fait de l'évaluation des risques à l'échelle de l'institution une obligation explicite qui doit être documentée. Les institutions qui préparent leur feuille de route de conformité pour 2027 ont intérêt à aligner dès maintenant leur méthodologie d'évaluation des risques plutôt qu'à l'échéance.

Les documents de référence LAB/CFT de la BNB incluent la législation belge et les évaluations sectorielles des risques qui peuvent fournir un contexte complémentaire aux institutions placées sous sa supervision.

Les contrôles de diligence à l'égard de la clientèle et de propriété effective sont-ils suffisamment robustes ?

Les faiblesses identifiées dans le registre UBO montrent pourquoi l'inscription seule ne devrait pas être automatiquement traitée comme une preuve suffisante de propriété ou de contrôle. Les institutions devraient vérifier les informations sur la propriété effective auprès de sources fiables, investiguer les incohérences et comprendre les structures de propriété et de contrôle des entités juridiques. Un examen renforcé peut être approprié lorsque les structures sont complexes, opaques ou incohérentes avec les activités déclarées du client.

En vertu de la loi belge antiblanchiment du 18 septembre 2017, la consultation du registre s'inscrit dans un processus plus large d'identification et de vérification. Elle ne dispense pas une institution de l'obligation d'établir, sur la base de sources fiables, qui est le bénéficiaire effectif, ni de celle de résoudre les incohérences entre les informations enregistrées et la documentation du client. En pratique, cela signifie traiter les données du registre comme un élément parmi d'autres, documenter les contrôles effectués et escalader les cas dans lesquels les informations enregistrées ne peuvent être conciliées avec le dossier du client.

Le monitoring des transactions peut-il identifier des schémas suspects plutôt que des transactions isolées ?

Les risques décrits par le GAFI soulignent l'importance de surveiller les transactions dans leur contexte. Les institutions devraient examiner si leurs systèmes et procédures peuvent identifier des schémas inhabituels, des liens entre des transactions apparemment sans rapport et une activité incohérente avec le profil d'un client. Les indicateurs pertinents peuvent inclure une activité en espèces inexpliquée, des flux impliquant des juridictions à risque plus élevé, des transactions commerciales inhabituelles et une activité qui ne correspond pas à la source de fonds déclarée du client.

Les institutions devraient également revoir leurs procédures internes d'escalade afin de s'assurer que les alertes sont investiguées rapidement et que les décisions de déposer, ou de ne pas déposer, une déclaration d'opération suspecte sont correctement documentées.

Le filtrage des sanctions et les contrôles du financement du terrorisme sont-ils efficaces ?

Les institutions devraient évaluer si leurs dispositifs de filtrage, les données clients et les processus d'escalade leur permettent d'identifier les risques de sanctions et d'y répondre de manière appropriée, et devraient tester leurs contrôles pour confirmer que les correspondances potentielles sont détectées et résolues, y compris lorsque les structures de propriété sont complexes ou transfrontalières. Les contrôles du financement du terrorisme devraient également tenir compte d'une activité portant sur de petits montants ou sur des fonds provenant de sources apparemment légitimes : la valeur de la transaction seule ne devrait pas déterminer si un cas mérite un examen. Les institutions peuvent consulter les ressources officielles sur les sanctions de la Commission européenne lors de la revue de leurs processus de filtrage, tout en veillant à ce que leurs contrôles reflètent toutes les exigences juridiques applicables.

Les institutions peuvent-elles démontrer que le personnel et les contrôles sont efficaces ?

La formation devrait refléter l'exposition réelle de l'institution et les risques identifiés dans l'évaluation. Les collaborateurs impliqués dans l'onboarding, la diligence à l'égard de la clientèle, le monitoring des transactions et les investigations devraient comprendre les indicateurs d'alerte pertinents, les canaux internes d'escalade et les responsabilités de reporting, et être en mesure de reconnaître lorsque l'information est incohérente, incomplète ou insuffisante pour expliquer l'activité d'un client. Le message plus large de l'évaluation est que l'existence d'une politique ou d'une procédure n'établit pas, en elle-même, qu'un risque est adéquatement géré. Les institutions devraient être en mesure de démontrer comment les contrôles fonctionnent en pratique au moyen de tests, d'assurance qualité, d'informations de gestion, de décisions documentées et de remédiation des faiblesses identifiées. Ces mesures devraient être proportionnées à la taille, aux activités et à l'exposition au risque de l'institution, et intégrées dans son cadre existant de gouvernance et de contrôle LAB/CFT.

Que se passe-t-il ensuite pour la Belgique après l'évaluation du GAFI ?

Le statut de suivi renforcé de la Belgique signifie que le pays doit continuer à travailler pour remédier aux lacunes identifiées par le GAFI et rendre compte des progrès accomplis. Selon les procédures de suivi du GAFI, les juridictions en suivi renforcé rendent compte à la plénière, et le premier rapport de suivi de la Belgique est attendu en 2027. La prochaine étape du calendrier public est la plénière du GAFI du 26 au 30 octobre 2026, à l'issue de laquelle l'organisation publie ses décisions.

Les priorités incluent l'amélioration de l'efficacité des enquêtes et des poursuites, le renforcement des résultats de supervision, l'amélioration de la qualité et de la rapidité des déclarations d'opérations suspectes, l'amélioration de la fiabilité des informations sur la propriété effective et le renforcement de la mise en œuvre des sanctions financières ciblées.

Les progrès dépendront de la coopération entre les autorités publiques, les forces de l'ordre, les superviseurs et les entités du secteur privé. Les établissements financiers jouent un rôle important dans ce processus, car leurs activités de diligence à l'égard de la clientèle, de monitoring et de reporting contribuent au système plus large d'identification et de perturbation de la criminalité financière.

Pour le secteur privé, le rapport constitue donc une base utile pour examiner si les contrôles existants traitent les risques rencontrés en pratique, si les faiblesses identifiées sont remédiées rapidement et si l'efficacité de ces contrôles peut être démontrée.

Que doivent retenir les établissements financiers du rapport ?

L'évaluation mutuelle du GAFI dresse un tableau mitigé du dispositif LAB/CFT belge. Le pays a établi une fondation juridique et réglementaire substantielle, mais d'importants défis demeurent pour traduire ce cadre en résultats effectifs.


Pour les entités assujetties, la conséquence pratique est un déplacement d'accent des procédures documentées vers la preuve que les contrôles fonctionnent, dans les quatre domaines que le rapport met lui-même en avant : la vérification de la propriété effective, la déclaration d'opérations suspectes, le traitement des actifs virtuels et l'efficacité du filtrage des sanctions.

undraw_result_d6p8

Camille

Rédigé par

Camille Crouzet

Consultant chez Pideeco - accompagne les institutions financières en matière d'AML, KYC et transformation réglementaire.

Cet article sur FATF vous a été utile ?

Nos spécialistes sont prêts à vous aider à relever vos défis en matière de conformité et de gestion des risques.